Le renforcement de la lutte contre le piratage
Le renforcement de la lutte contre le piratage fait partie des priorités du chef de l’Etat, qui s’est prononcé jeudi lors de ses voeux au monde de la culture contre le piratage des oeuvres culturelles. Il ne transige pas sur les droits d’auteur, et souhaite éviter que le numérique "ne renvoie à l’âge de pierre des rapports humains en spoliant les artistes du fruit de leur travail". Il s’est notamment dit favorable à une stratégie globale, afin d’éviter l’effondrement de l’industrie du disque.
La nouvelle Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des Droits (Hadopi), dont la naissance a été plus que compliquée prévoit des sanctions pour les auteurs de téléchargements illégaux, et le chef de l’Etat souhaite expérimenter "sans délai" des dispositifs de filtrage qui visent à dépolluer automatiquement les réseaux et les serveurs de toutes les sources de piratage.
Développer une offre légale de fichiers.
Mais la meilleure façon de lutter contre le piratage reste encore l’offre légale de fichiers et de films sur Internet. Le chef de l’Etat a donc expliqué qu’il "serait utile que les ayants droit référencent sans délai la totalité de leur catalogue sur toutes les plateformes mais également sur un portail unique qui référencerait l’ensemble de l’offre disponible", a expliqué Nicolas Sarkozy.
Concernant la musique, il a aussi adopté la proposition du rapport Zelnik-Cerruti-Toubon, qui consiste à fixer un délai d’un an aux producteurs pour qu’ils négocient les droits et libèrent leurs fichiers musicaux sur toutes les plateformes.
Il a également défendu le projet d’une "carte musique jeune" d’ici l’été pour "réhabituer les jeunes à payer ce qu’ils écoutent".
Il a aussi confirmé que, sur les 35 milliards du grand emprunt, 750 millions d’euros seront consacrés à la numérisation du patrimoine culturel de la France.
Google : un abus de position dominante
Enfin, il a relancé son action contre Google en demandant à la Ministre de l’Economie Christine Lagarde de lancer au plus vite une expertise "pour appréhender fiscalement les activités publicitaires des grands portails et moteurs de recherche internationaux présents en France".
Concernant Google, il annonce que la situation créée altère la concurrence et il affirme son intention de saisir l’autorité française de la concurrence "sur l’éventuel abus de position dominante acquise par Google sur le marché de la publicité en ligne".