
Les entreprises ne prennent pas conscience du danger.
En ce qui concerne le marché français, si seulement 5% des petites entreprises estiment à plus de 5 millions de francs la valeur de leurs données informatiques elles sont 49% à ne pas pouvoir estimer cette valeur. De ce constat, on pressent que toutes les mesures ne sont pas prises pour parer à toute éventualité. Pourtant les risques sont connus, Mori évalue à 1.641 milliards de francs le coût de la perte de la totalité des données des petites entreprises françaises.
Alors qu'une sauvegarde quasi quotidienne des fchiers les plus importants est une mesure de prudence pour une société, l'étude révèle une certaine négligence dans ce domaine. La fréquence de sauvegarde des bases de données clients est la moins importante en France avec 8,01 jours en moyenne, contre 7,85 au Royaume-Uni et 7,13 en Allemagne. Plus de précautions entourent la sauvegarde des informations comptables avec une fréquence de sauvegarde qui descend à 4,81 jours en France contre 5,39 au Royaume-Uni, l'Allemagne étant plus attachée à ses données avec une fréquence de 4,6 jours.
Sur 100 entreprises françaises interrogées, 61% ont déjà connu des pertes de données suite à un disque corrompu, 56% suite à la simple chute, ou détérioration accidentelle d'un ordinateur, 49% ont été confrontées une fois à un virus ravageur, 47% à la suppression accidentelle d'un fichier. La disquette est encore une solution de sauvegarde très utilisée en France pour les petites entreprises, dans 37% des cas, or 35% des entreprises ont une fois perdu des données suite à la simple perte ou détérioration d'une disquette. Lorsqu'on sait que 38% des entreprises françaises interrogées prédisent une perte financière importante ou fatale pour l'entreprise dans le cas d'une perte de données importantes, on mesure les progrès qu'il reste à faire en matière d'incitation à une vraie politique de sauvegarde.